Les rites funéraires

Depuis des millénaires et ce, bien avant l’apparition des pompes funèbres telles que nous les connaissons, le décès d’un proche s’accompagne d’un ensemble de traditions en lien avec les valeurs, coutumes et croyances de la famille. Les rites funéraires sont un moyen :

  • d’honorer la mémoire du défunt – ou des vivants – en se remémorant le bon temps,
  • de réunir l’entourage et les amis perdus de vie,
  • de se libérer de sa peine en affrontant le deuil plus sereinement.

Les rites funéraires ne sont pas figés, ils évoluent avec le temps et les mœurs. Ainsi les pompes funèbres s’adaptent sans cesse aux demandes du moment. Comme l’influence de la religion se réduit, les rites funéraires religieux laissent place aux cérémonies laïques. Mais la migration des populations introduit de nouveaux rites funéraires et chaque jour les pompes funèbres se réinventent pour respecter dignement les dernières volontés des défunts.

Un nouveau rapport à la mort

Dans les mœurs, les rites funéraires sont tout aussi importants pour la famille du défunt que pour le défunt lui-même. Ce qui était jadis tabou l’est un peu moins et la mort est désormais synonyme de fin de vie. Ainsi, chaque année, de nombreux Suisses adhèrent à un contrat de prévoyance, d’une part pour s’assurer que leurs volontés soient respectées, mais aussi pour décharger la famille du poids financier et moral de l’organisation des obsèques.

Si en 1984 seul un Suisse sur deux faisait le choix de la crémation, ils sont aujourd’hui près de 90 % à préférer l’incinération à l’inhumation. En effet, plusieurs arguments plaident en faveur de la crémation :

  • Le côté écologique.
  • Le coût d’une crémation peut être sensiblement inférieur à celui d’une inhumation.
  • La tolérance de la législation suisse sur la dispersion des cendres.
  • L’aspect moral et pratique : si les cendres sont dispersées, plus besoin de se recueillir au cimetière ni d’entretenir une tombe.

À Lausanne, les incinérations atteignent les 95 % et même 97 % à Neuchâtel. La crémation a la cote, quel que soit le canton, même si celui-ci est catholique. Cela entraîne non seulement un bouleversement économique dans les pompes funèbres comme l’explosion de tombes cinéraires, mais aussi une révolution en matière de rites funéraires.

Les rites funéraires catholiques

Durant des siècles, la crémation étant prohibée, les catholiques choisissaient systématiquement l’inhumation à l’image du Christ mis en terre après sa mort. Pourtant, avec l’évolution des mœurs, les rites funéraires catholiques ne sont plus toujours comme on peut les imaginer. Depuis le 8 mai 1963, L’Église Catholique n’interdit plus la crémation même si elle invite à conserver les cendres dans un cimetière. L’incinération n’empêche donc ni le bon déroulé des rites funéraires ni la tenue d’une cérémonie religieuse dans une église en présence d’un curé ou d’un prêtre durant laquelle sont récitées des prières et où le corps du défunt est béni.

Les rites funéraires protestants

Contrairement aux catholiques, les rites protestants s’adressent aux vivants et non au défunt. C’est ainsi que la cérémonie religieuse officiée par le pasteur peut avoir lieu après l’inhumation ou la crémation. Elle peut se dérouler au domicile du défunt, au temple ou au funérarium. Les obsèques sont généralement sobres à l’instar du cercueil qui peut cependant être orné d’une croix. Autre spécificité des rites funéraires protestants, la dépouille n’est pas bénie et le temps de prière est dédié à la famille endeuillée.

Les rites funéraires musulmans

Dans les rites funéraires musulmans, la mort est un état du passage, ainsi la crémation n’est pas autorisée par le Coran. Le défunt doit normalement être enterré dans les 24 heures suivant son décès, mais en Suisse comme dans de nombreux pays d’Europe, les formalités administratives rendent l’opération presque impossible. Si dans les rites funéraires catholiques ou funéraires, il n’y a pas de toilette mortuaire, chez les musulmans elle est indispensable et codifiée. La dépouille est lavée un nombre impair de fois, la tête toujours tournée vers la Mecque, puis enveloppée dans un linceul. Le défunt est ensuite amené jusqu’au lieu d’inhumation où l’imam récite la prière mortuaire. Il est d’usage d’enterrer le défunt dans un carré musulman où la configuration permet une inhumation en direction de la Mecque selon la tradition des rites funéraires musulmans.

Les rituels laïques

À la différence des rites funéraires religieux, les cérémonies funéraires laïques ne sont pas codifiées. Outre les formalités funéraires obligatoires, et la tradition de se réunir après la cérémonie avec les invités en bon souvenir du défunt, le reste est à la libre appréciation de la famille. En 2014, Jack Robinson, un garçon britannique de 4 ans décédé prématurément d’une tumeur a eu droit à des funérailles en grande pompe. Le sachant grand fan, ses parents lui ont organisé un cortège sur la thématique de Star Wars et le convoi funéraire a été suivi par une horde de Stormtroopers. Même si cela peut paraître surprenant, ces cérémonies funéraires laïques un peu particulières ne sont pas si marginales. En 2018, Veronica Leaning, passionnée par l’univers Harry Potter, a choisi pour ses funérailles, un cercueil à l’effigie des quatre maisons de Poudlard.

Les obsèques et les rites funéraires doivent respecter les dernières volontés du défunt et les pompes funèbres s’efforcent de répondre à toutes les exigences à condition de rester dans la décence. Pour comparer les différentes offres du marché, nous vous conseillons d’utiliser le n’°1 des comparateurs de pompes funèbres suisses, Everlife, qui vous permet de réaliser en moyenne 1’750 CHF d’économies sur des obsèques.

Il existe également d’autres types de rituels funéraires laïques. Dignes de la science-fiction pour certains, avant-gardistes pour d’autres, ils peuvent être amenés à être popularisés dans les prochaines décennies :

  • La cryogénisation : le corps est conservé à très basse température (- 196 °C) en vue d’une résurrection qui serait rendue possible par les évolutions technologiques.
  • L’aquamation funéraire : la dépouille est immergée dans 300 l d’eau à 90°C durant 5 à 10 heures. Les restes sont placés dans une urne.
  • La promession : le défunt est congelé puis plongé dans de l’azote liquide. Le corps devenu friable est placé sur une table vibrante et se réduit en une poudre biodégradable.
Catégorie
Obsèques
Publié le
28 août 2020
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