Voici ce qu'il faut savoir sur les différentes cérémonies funéraires pratiquées en Suisse.
Cérémonie laïque ou religieuse : une distinction essentielle pour rendre hommage au défunt
La première chose à comprendre, c’est que ces deux types de cérémonie ne s’opposent pas. Ils répondent à des besoins différents, à des convictions différentes, à des histoires différentes. L’essentiel reste de respecter les volontés du défunt.
Une cérémonie religieuse s’inscrit dans le cadre d’une foi et d’une tradition spirituelle. Elle est officiée par un représentant religieux – prêtre, pasteur, imam, rabbin – et suit un rituel établi qui donne un cadre symbolique au départ. Pour beaucoup de familles, ce rituel est une source de réconfort profond : il dit que la mort n’est pas une fin, mais un passage.
Une cérémonie laïque, aussi appelée cérémonie civile ou cérémonie d’adieu, ne fait appel à aucune référence religieuse. Elle est centrée sur la vie du défunt : qui il était, ce qu’il aimait, ce qu’il laisse. Elle peut se tenir dans un centre funéraire, en plein air, dans un lieu chargé de souvenirs. Un célébrant laïc accompagne la famille pour co-construire un moment unique, à l’image de la personne célébrée.
Quoi qu’il en soit ces deux rituels funéraires ont la même vocation : permettre aux proches de faire leurs adieux avec dignité, de se rassembler, de commencer leur chemin de deuil.
La cérémonie laïque : une liberté totale, un hommage sur mesure
La cérémonie laïque est de plus en plus choisie par des familles souhaitant un hommage sur mesure, sans évocation religieuse. Elle offre une liberté totale dans l’organisation : musique, lectures, témoignages, projections de photos, moments de silence ou plus légers – tout est possible, rien n’est imposé.
Concrètement, le déroulement type d’une cérémonie laïque comprend des témoignages de proches, librement choisis et quelques interventions du célébrant, des lectures – poèmes, textes personnels, extraits littéraire et de la musique, choisie par la famille ou selon les goûts du défunt. Une cérémonie laïque même en l’absence de caractère religieux comprend un moment de recueillement ou de silence. À l’issue de ce temps de recueillement, une verrée du souvenir peut être organisée.
Ce qui rend la cérémonie laïque particulièrement précieuse, c’est qu’elle peut parler à tout le monde : aux croyants, aux agnostiques, aux athées et réunir des personnes de confessions différentes. Elle ne demande aucune appartenance, seulement la volonté de rendre hommage à une vie.
En Suisse romande, une majorité de Suisses ne s’apparente à aucune religion, ce qui explique la montée en puissance des cérémonies laïques.
Les cérémonies religieuses : traditions et spécificités par confession
Chaque religion a ses propres rites funéraires, ses propres symboles, ses propres façons d’accompagner le départ. Organiser une cérémonie religieuse requiert selon les cultes de respecter rigoureusement les étapes? En voici les grandes lignes pour les principales confessions représentées en Suisse romande.
La cérémonie catholique
La messe de requiem est le rite central des funérailles catholiques. Elle se tient à l’église, officiée par un prêtre. Elle comprend des lectures bibliques, des prières, des chants religieux, l’encens et l’eau bénite. Le corps est présent, dans un cercueil qui peut être ouvert ou fermé. La mise en terre est traditionnellement préférée à la crémation chez les catholiques, même si cette dernière est aujourd’hui tolérée et de plus en plus répandue.
Une veillée funéraire peut précéder la messe, organisée au domicile du défunt avec les proches. Cette tradition tend à disparaître, mais reste courante dans certains cantons comme le Valais ou Fribourg.
La cérémonie protestante
Les protestants se distinguent par une plus grande sobriété. La cérémonie – officiée par un pasteur – est centrée sur les vivants et leur deuil, puisqu’on estime que les prières n’ont pas d’impact sur la destinée du défunt. Il n’y a pas de sacralisation du corps. Le déroulement est flexible selon les courants réformés, et peut intégrer des éléments personnalisés.
La cérémonie musulmane
Les funérailles islamiques suivent un protocole précis, dicté par la loi religieuse. Dès le décès, le corps est lavé rituellement – la toilette mortuaire – par des personnes de même sexe, souvent membres de la communauté. Le défunt est placé dans un linceul blanc. La prière funéraire, la Salat al-Janaza, est récitée en groupe. L’inhumation doit avoir lieu le plus rapidement possible, idéalement dans les 24 heures. Le défunt est enterré sur le côté droit, orienté vers La Mecque. La crémation est interdite dans l’islam. À noter que certains cimetières en Suisse ont des carrés dédiés aux musulmans.
La cérémonie juive
Le judaïsme accorde une importance capitale à la rapidité de l’inhumation – elle doit avoir lieu dans les 24 heures suivant le décès, sauf empêchement majeur. Le corps ne doit pas être laissé seul et est veillé en permanence jusqu’à l’enterrement, par la Chevra Kadisha, société de bienfaisance funèbre. Le cercueil est simple, en bois non verni, pour permettre au corps de retourner à la terre. La crémation est interdite dans le judaïsme orthodoxe. Après l’enterrement commence la Shiva, une période de deuil de sept jours durant laquelle la famille reçoit les condoléances chez elle.
La cérémonie orthodoxe
Les funérailles orthodoxes ressemblent à celles des catholiques dans leur structure, mais avec une richesse symbolique et liturgique encore plus marquée. La veillée funèbre – la Panikhida – est centrale. Le corps est présent, le cercueil ouvert dans certaines traditions. Des offices religieux sont célébrés à l’église, avec chants byzantins, encens et icônes. L’inhumation est la norme ; la crémation est généralement interdite.
Un hommage à votre image
Cérémonie funèbre laïque ou religieuse, inhumation au cimetière ou crémation avec dispersion des cendres, éloge funèbre intimiste ou célébration ouverte à tous : il n’existe pas de modèle universel. Il existe celui qui correspond à vos valeurs, à votre histoire, à ce que vous souhaitez laisser comme dernier souvenir à la famille du défunt.Ce que l’on sait, c’est que l’organisation d’obsèques dans l’urgence – sans avoir anticipé le type de cérémonie, sans avoir informé un membre de la famille de ses volontés, sans avoir réglé les questions administratives d’état civil – est l’une des charges les plus lourdes qu’un proche puisse porter.La prévoyance funéraire existe précisément pour éviter ça.
Chez Everlife, notre rôle n’est pas de décider à votre place. C’est de vous accompagner pour que chaque souhait – le lieu de culte, l’officiant laïque, les fleurs, la musique, la collation – soit consigné, anticipé, respecté. Pour que vos proches n’aient qu’une chose à faire le moment venu : être présents.