Sujets d'informations Que deviennent vos biens numériques après votre décès ?

Que deviennent vos biens numériques après votre décès ?

Alexandra Rodriguez

Alexandra Rodriguez

“Alexandra Rodriguez accompagne les familles chez Everlife.ch dans la planification de leurs obsèques. Son objectif : alléger la charge mentale et émotionnelle des proches en mettant la vie – et les volontés de chacun – au cœur de la prévoyance funéraire.”

Publié le 30 mars 2025 • Mis à jour le 19 mars 2026

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7 min de lecture

À l’ère numérique, nous laissons derrière nous une grande partie de notre vie sous forme numérique : comptes en ligne, abonnements, banques, photos stockées sur le cloud ou encore cryptomonnaies. 

Mais que deviennent ces biens numériques après le décès d’une personne ? Comment garantir la protection des données et la transmission successorale aux héritiers ? 

Qui hérite de quoi, et sous quelles conditions ? 

Voici ce qu'il faut savoir.

L'essentiel en bref
  • Votre vie numérique (comptes, cryptos, photos, abonnements) constitue un patrimoine réel qui ne disparaît pas à votre décès.
  • La Suisse n'a pas encore de cadre légal précis sur la succession numérique : chaque plateforme applique ses propres règles.
  • Sans instructions claires, vos proches risquent de perdre l'accès à des données essentielles, voire à des actifs financiers.
  • Anticiper passe par un testament numérique, la désignation d'un exécuteur de confiance et le stockage sécurisé de vos accès.
  • Everlife.ch propose un espace numérique structuré pour centraliser ces informations et garantir que vos volontés soient respectées.

Qu’est-ce que l’héritage numérique ?

L’héritage numérique englobe tous les biens numériques que possède une personne physique. Il peut s’agir de :

 

  • Comptes en ligne (profils sur les réseaux sociaux, plateformes de streaming, emails, services en ligne divers).
  • Portefeuilles de cryptomonnaies.
  • Fichiers personnels (photos, vidéos, documents professionnels ou privés).
  • Abonnements (musique, jeux vidéo, logiciels).
  • Services financiers (Paypal, Twint, etc.)
  • Propriété intellectuelle (œuvres artistiques diffusées sur un site internet ou un réseau social).
     

Ce patrimoine ne disparaît pas automatiquement avec la personne décédée. L’identité numérique reste souvent enregistrée sur plusieurs plateformes, et il convient de décider de son devenir pour éviter tout problème futur.

Que dit la loi suisse sur la succession numérique ?

En Suisse, le droit successoral ne traite pas encore précisément de la transmission des données à caractère personnel dans un contexte 100 % numérique. Cependant, le principe suivant s'applique généralement : les héritiers légaux (dont le conjoint survivant) ont accès à la grande partie du patrimoine du défunt, incluant les éléments de sa personnalité numérique, sauf dispositions contraires.
 

Sans testament numérique ni dispositions préalables, la gestion de ces comptes peut rapidement devenir un parcours du combattant pour vos proches.

Comment gérer les biens numériques après le décès ?

Utiliser un service dédié à la planification numérique

Aujourd'hui, chacun de nous gère une multitude de comptes numériques, qu'il s'agisse de réseaux sociaux, de services bancaires en ligne ou d'abonnements divers. Cette prolifération d'identifiants et de mot de passe complexifie la gestion et la transmission de ces données en cas de décès.
 

Pour simplifier cette transmission, Everlife.ch propose un espace sécurisé pour vos documents. Ce service permet de centraliser et protéger vos informations essentielles, accessibles uniquement par les proches que vous aurez désignés.
 

Ainsi, vous anticipez votre succession numérique et facilitez la gestion de votre patrimoine digital.

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Anticiper de son vivant : établir un testament numérique

À l'instar du patrimoine physique, le patrimoine numérique se prépare. Voici comment procéder :
 

  • Insérer des clauses spécifiques dans votre testament papier, ou rédiger un document séparé précisant comment et à qui transmettre vos données.
  • Préciser quels comptes doivent être supprimés et lesquels doivent être transférés.
  • Mentionner un exécuteur numérique ou un exécuteur testamentaire.
  • Répertorier tous vos comptes, identifiants, mots de passe et fichiers importants.
  • Ranger ces informations sur une clé USB ou dans un coffre numérique sécurisé.
  • Mettre à jour régulièrement ces informations pour éviter toute donnée obsolète.
  • Nommer un contact légataire (Facebook, Instagram) pour gérer votre profil en cas de décès.
  • Activer un gestionnaire de compte inactif (Google) pour désigner qui accédera à vos données.

Que se passe-t-il sans dispositions préalables ?

Sans instructions claires de votre part, vos comptes en ligne peuvent rester actifs ou être supprimés par défaut après un certain temps d’inactivité ce qui n'est pas sans conséquence pour vos héritiers. Ils risquent notamment de rencontrer des difficultés pour :
 

  • Accéder aux services en ligne bancaires, ce qui peut entraîner une perte financière.
  • Récupérer vos souvenirs (photos, mails, messages privés) ou comptes sur les réseaux sociaux.
  • Faire valoir leurs droits successoraux sur des données potentiellement monétisables (droits d’auteur, sites internet, propriété intellectuelle).
     

Dans certains cas, les proches doivent entamer une démarche de demande de suppression ou fournir un acte de décès. Et il n'est pas rare que ceux-ci se heurtent à des situations juridiques complexes.

Quels sont les droits des héritiers numériques ?

Les droits des héritiers vis-à-vis du patrimoine numérique du défunt (qu’il s’agisse de comptes bancaires en ligne ou de médias sociaux) découlent du droit successoral. Ils peuvent ainsi prétendre à :
 

  • La récupération des données et actifs faisant partie du patrimoine du défunt (sauf clauses contraires).
  • La résiliation des contrats (abonnements) liés aux services numériques.
  • La gestion ou la suppression des comptes si aucune autre modalité n’a été définie.
     

Toutefois bien que les héritiers puissent revendiquer la transmission des biens numériques du défunt, cette transmission peut se heurter à des restrictions légales et contractuelles. De plus, les prestataires de services en ligne peuvent refuser le transfert de ces données pour préserver la confidentialité de la personne concernée. 

Comment protéger ses données après décès ?

Protéger ses données signifie autant éviter la fuite d’informations confidentielles qu’assurer leur transmission ou leur suppression de compte (pour les éléments les plus sensibles). Parmi les mesures à mettre en œuvre :
 

  • Utiliser des mots de passe robustes et un gestionnaire professionnel.
  • Choisir un service de coffre numérique qui garantit la sécurité des informations et leur mise à jour régulière.
  • Définir clairement dans votre testament les éléments à conserver, à transmettre ou à supprimer.
  • Informer vos proches de l’existence de ces dispositifs pour qu’ils puissent gérer la situation le jour venu.
     

Que deviennent les comptes en ligne après décès ?
 

Si vous vous demandez : Que deviennent mes comptes en ligne à ma mort ?, sachez que sans indication préalable, les services en ligne appliquent leurs conditions générales :
 

  • Facebook : votre profil peut être transformé en un “compte de commémoration” géré par un contact légataire.
  • Google : la procédure du gestionnaire de compte inactif se déclenche après un certain délai (par défaut 3 à 18 mois), permettant la récupération de grande partie des données par la personne désignée.
  • Autres réseaux sociaux : la demande d’accès ou de suppression de compte passe souvent par un formulaire à remplir (un acte de décès étant souvent nécessaire).
     

Dans tous les cas, chaque plateforme impose ses propres conditions et il n’existe, à ce jour, aucune règle unique qui s’applique à tous les sites internet ou à tous les prestataires. D’où l’importance d’une planification de la fin de vie numérique pour organiser les démarches et définir ce qu’il advient de chaque compte !

Comment désigner un héritier numérique ?

  • La désignation d’un héritier numérique – aussi appelé exécuteur numérique ou personne de confiance – peut s’effectuer :
  • Par la paramétrage des options de contact légataire sur un réseau social (Facebook, Instagram).
  • Via l’activation du gestionnaire de compte inactif (Google).
  • Dans un testament numérique officiel ou un testament classique, en mentionnant clairement la personne habilitée à gérer vos comptes en ligne et contenus de forme numérique.
  • Par la signature d’un contrat spécifique.

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Pourquoi planifier sa mort numérique ?

Parce que votre vie en ligne ne s'éteint pas avec vous. Sans instructions claires, vos proches risquent de perdre l'accès à des comptes essentiels, de se retrouver face à des litiges juridiques ou de voir vos données tomber entre de mauvaises mains.
 

Planifier, c'est décider de son vivant ce qui sera transmis, supprimé ou conservé et épargner à ceux qui restent une couche de complexité supplémentaire dans un moment déjà difficile.

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