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A-t-on le droit de se faire enterrer dans son jardin ?

Lorine Berger

Lorine Berger

“Lorine, l’énergie dynamique de la communication.”

Publié le 18 mars 2026

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Reposer sous un arbre que l’on a planté, dans le jardin de cette maison familiale, que l’on a peut-être construite de ses mains, dans laquelle les enfants ont grandi. Plus qu’un lieu de vie, un écrin de souvenirs. L’idée semble séduisante, mais est-elle réalisable ?

 

L'essentiel en bref
  • En Suisse, l'inhumation d'un cercueil hors cimetière est interdite, sans exception
  • Après crémation, vous êtes libre de garder les cendres chez vous, de les enterrer dans votre jardin ou de les disperser dans la nature, sans autorisation
  • C'est une souplesse rare : dans d'autres pays européens, cette pratique est soit très encadrée (Royaume-Uni, France), soit totalement interdite, y compris pour les cendres (Allemagne)
  • Pour anticiper ce type de choix, la prévoyance funéraire permet d'exprimer clairement vos volontés de votre vivant

Certaines personnes souhaitent être enterrées chez elles, dans leur jardin, là où ça a du sens pour elles. C’est une volonté comme un autre, souvent liée à un attachement profond à un lieu de vie. Mais entre le souhait et la réalité, il y a la loi. Et sur ce sujet, chaque pays a une approche différente.


Peut-on vraiment se faire inhumer dans sa propriété privée ? La réponse dépend de ce que l’on entend par « enterrer » et du pays où l’on se trouve.

En Suisse : l’inhumation d’un cercueil est interdite hors cimetière

Commençons par la réponse courte : non, en Suisse, vous ne pouvez pas être enterré dans votre jardin si vous choisissez l’inhumation classique. Un cercueil ne peut être mis en terre que dans un cimetière. C’est la règle, sans exception.

 

La législation suisse impose que l’enterrement d’un corps ait lieu dans un cimetière communal. Les raisons sont sanitaires et pratiques : une inhumation nécessite des conditions précises de profondeur, de sol et de distance par rapport aux nappes phréatiques. Les cimetières sont aménagés pour répondre à ces exigences. Un jardin privé, non.
 

Si vous tenez à reposer dans un lieu particulier, l’inhumation en cercueil n’est donc pas la solution en Suisse. Mais la crémation ouvre d’autres possibilités.

Les cendres, en revanche, peuvent rester chez vous

C’est là que la législation suisse se distingue par sa souplesse. En Suisse, il n’y a pas d’obligation d’inhumer les cendres. Après une crémation, la famille est libre de décider ce qu’elle fait de l’urne.
 

Concrètement, vous pouvez garder l’urne chez vous. Vous pouvez l’enterrer dans votre jardin. Vous pouvez disperser les cendres dans la nature : en montagne, dans un lac, en forêt, sur un alpage. 
 

Quelques règles de bon sens s’appliquent toutefois. Si vous dispersez les cendres dans la nature, veillez à ne pas déranger d’autres personnes et à ce que le vent puisse les emporter. Les dispositions du droit forestier, de la protection des eaux et de l’environnement doivent être respectées. Mais dans l’ensemble, la Suisse laisse une grande liberté aux familles sur ce point.
 

Si vous souhaitez enterrer une urne dans un jardin privé, vous devez simplement obtenir l’accord du propriétaire du terrain si ce n’est pas le vôtre. Pas de démarche administrative particulière, pas d’autorisation préfectorale. 

Mais cette liberté n'a de sens que si vos proches savent ce qui vous tient à cœur.

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Dans d’autres pays : possible, mais très encadré

La Suisse fait figure d’exception avec son intransigeance concernant les cercueils. Ailleurs en Europe, plusieurs pays autorisent l’inhumation en terrain privé, mais sous conditions strictes.

Au Royaume-Uni 

La loi y est étonnamment permissive. Si vous possédez le titre de propriété d’un terrain, vous avez le droit d’y procéder à une inhumation. Aucun permis de construire n’est requis pour une tombe individuelle. Il faut cependant respecter des distances de sécurité par rapport aux cours d’eau et maintenir au moins 1 mètre de terre au-dessus du cercueil. La friction principale reste la dévaluation du bien immobilier et l’impossibilité de garantir que les futurs propriétaires respecteront la sépulture. 

L’Allemagne

À l’inverse, elle applique l’une des législations les plus strictes d’Europe. Même les cendres doivent obligatoirement être inhumées dans un cimetière. La seule alternative : les forêts cinéraires gérées par des sociétés spécialisées.

En Belgique

L’inhumation d’un cercueil en terrain privé y est interdite. Seule la dispersion des cendres sur un terrain privé est autorisée, avec l’accord du propriétaire.

En France

L’inhumation dans une propriété privée y est légalement possible mais reste exceptionnelle. La propriété doit être située hors zone urbaine, à au moins 35 mètres des habitations voisines. L’avis d’un hydrogéologue est nécessaire pour vérifier l’absence de risque pour les nappes phréatiques, et une autorisation préfectorale est obligatoire. Cette autorisation ne peut être demandée qu’après le décès. Autre contrainte : la sépulture crée une servitude perpétuelle. Les héritiers conservent un droit d’accès au terrain pour se recueillir, même en cas de vente de la propriété.

Les alternatives pour un lieu de repos personnalisé

Si l’idée de reposer dans un cimetière traditionnel ne vous convient pas, plusieurs alternatives existent, particulièrement en Suisse.
 

  • Le jardin du souvenir est un espace aménagé dans de nombreux cimetières suisses où les cendres sont dispersées ou déposées dans une urne collective. C’est un lieu de recueillement commun, souvent arboré et paisible.
  • Les forêts du souvenir permettent d’enterrer une urne au pied d’un arbre, en pleine nature. Ce concept, très développé en Suisse alémanique, offre une alternative poétique au cimetière classique. Dans le Jura, par exemple, il existe des espaces dédiés à cette pratique.
  • La dispersion des cendres en montagne ou en mer est également possible en Suisse. Certaines entreprises de pompes funèbres proposent même des dispersions en plein ciel depuis un hélicoptère.
  • Enfin, rien n’interdit de garder l’urne chez soi, dans un endroit qui vous est cher. C’est une façon de garder un lien physique avec la personne disparue, sans passer par un cimetière.
  • Il est même possible de fabriquer des bijoux de cendres afin que chaque membre de la famille puisse conserver une partie de son proche avec lui.

Ce qu’il faut retenir

En Suisse, se faire enterrer dans son jardin au sens strict, avec un cercueil, n'est pas autorisé. L'inhumation d'un corps doit avoir lieu dans un cimetière. En revanche, après une crémation, les cendres peuvent être conservées chez soi, enterrées dans un jardin privé ou dispersées dans la nature, sans autorisation particulière. 
 

Dans d'autres pays comme la France ou le Royaume-Uni, l'inhumation en propriété privée est techniquement possible mais très encadrée, avec des conséquences juridiques durables pour le terrain concerné.
 

Si vous souhaitez un lieu de repos personnalisé, la crémation offre en Suisse une marge de manoeuvre rare. 

C'est exactement le type de décision qu'une prévoyance funéraire permet d'anticiper : exprimer clairement vos volontés, choisir entre inhumation et crémation, définir ce que vous souhaitez pour vos cendres. 

 

En prenant le temps d'y réfléchir aujourd'hui, vous offrez à vos proches la certitude de respecter vos choix le moment venu, sans qu'ils aient à deviner ou à improviser.

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