Les 5 étapes du deuil

La mort est une surprise que fait l’inconcevable au convenable dit Paul Valéry. L’écrivain résume en cette maxime les différentes étapes du deuil que doivent affronter les proches lorsque le décès survient. Depuis les années 70 la dresse Elisabeth Kübler- Ross a vulgarisé les 5 étapes du deuil, étapes qui aujourd’hui sont encore utilisées par les professionnels de la santé mentale.

  1. Le choc – la sidération, le déni
  2. Le désespoir – les larmes, la colère
  3. Négociation
  4. Dépression
  5. L’acceptation

1. Le Choc – la sidération, le déni

Lors de la perte d’un être cher, un mécanisme de défense destiné à se protéger de l’impensable prend alors place. C’est la phase appelée choc et / ou sidération. Comme anesthésiées après le départ d’un proche, les familles ont une seule idée en tête : Organiser les obsèques qui doivent ressembler aux volontés du défunt. Entre en scène le travail des pompes funèbres « choisies » par la famille. Une partie opérationnelle qui aide bien souvent à ne pas réfléchir sur les aspects du départ et du deuil.

Les proches de la personne endeuillée sont alors confrontés à une forme de déni. La règle en vigueur est de ne pas essayer de ramener la réalité trop difficile à gérer, mais d’accompagner la personne. Le choc passe.

2. Le désespoir – les larmes, la colère

Puis vient, la phase du désespoir qui alterne souvent avec entre cris, larmes et la perte de goût de vivre qui est souvent associé à un état dépressif.

Dans cette phase, l’état de sidération s’estompe et la réalité vient gifler la personne endeuillée. La prise de conscience est alors faite, la colère en devient le moteur. Comme pour la phase de déni, accompagner la personne reste la meilleure option pour les proches. Ne niez pas la douleur ou n’essayer pas la dédramatiser. Cette dernière ressentie est bien présente.

3. Négociation

C’est le stade appelé aussi marchandage. La personne endeuillée va chercher un responsable et à blâmer une personne de la perte de l’être aimé. La personne qui souffre n’est pas encore connectée à la réalité et n’est pas en état de rationaliser. Commence alors la phase de négociation, la personne veut encore inverser la perte. Il est souvent constaté que cette phase de compensation donne lieu au début de la prise de conscience.

4. Dépression

C’est dans cette phase que la perte devient réelle. La personne endeuillée est en phase d’acceptation. Elle passe cependant par cette phase d’intense tristesse. Les symptômes de dépression se font sentir, douleur. Il est très difficile d’apaiser cette importante souffrance. Il est parfois nécessaire de faire appel au corps médical si cet état devait être trop long ou présente des signes de dépression sévère. En cas de besoin, des professionnels sont à votre écoute 24heures sur 24 au numéro de la main tendue 143.

5. L’acception

Puis vient la phase de l’acceptation, cette phase est symbolisée par une reprise des activités dites traditionnelles. Cette phase n’est en aucun cas synonyme d’oubli du défunt, mais de création d’une nouvelle relation à la personne disparue. Il n’est pas rare d’entendre un veuf dire : « la vie continue… ». Une série d’actes seront alors mis en place, l’aménagement d’un endroit pour se souvenir de la personne disparue, compilation de souvenirs… Cette phase est souvent accompagnée d’un sentiment de culpabilité. Comment osé-je sourire alors qu’il ou elle n’est plus là ? Rassurez-vous, c’est normal.

Les phases peuvent ne pas se suivre les unes après les autres, s’il y a un élément qui est unanime chez les professionnels de l’accompagnement post deuil, c’est bien qu’il n’existe pas de guide tout prêt. L’humain infiniment complexe peut passer d’une phase à une autre.

 

Publié le
22 avril 2020
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