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Les 5 étapes du deuil

Lorine Berger

Lorine Berger

“Lorine, l’énergie dynamique de la communication.”

Publié le 04 juillet 2022 • Mis à jour le 28 juin 2026

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Perdre un proche bouleverse. Pour mettre des repères sur ce que l'on ressent, la psychiatre Elisabeth Kübler-Ross a décrit 5 étapes du deuil. Voici ce que recouvre chacune, et comment accompagner une personne endeuillée.

L'article en bref
  • Le modèle Kübler-Ross décrit 5 étapes : déni, colère, marchandage, dépression, acceptation.
  • Ces phases ne suivent pas un ordre fixe et ne se vivent pas toutes à chaque deuil.
  • Leur durée varie selon la personne, le lien au défunt et les circonstances du décès.
  • Accompagner un proche endeuillé passe d'abord par l'écoute, sans minimiser sa douleur.
  • Quand la souffrance s'installe trop longtemps, un soutien professionnel devient utile.

D'où vient le modèle des 5 étapes du deuil ?

En 1969, la psychiatre suisse Elisabeth Kübler-Ross publie On Death and Dying. Elle y décrit 5 étapes par lesquelles passent les personnes confrontées à la mort, les leurs comme celle d'un proche. Ce modèle reste l'une des références utilisées par les professionnels de la santé mentale.
 

Ces 5 étapes sont le déni, la colère, le marchandage, la dépression et l'acceptation. Elles aident à mettre des mots sur des émotions qui semblent parfois incompréhensibles. Mais elles décrivent une tendance, pas une règle. Personne ne vit son deuil exactement comme un autre.
 

Étape 1 : le déni

Juste après l'annonce du décès, l'esprit se protège de l'impensable. C'est le déni, parfois accompagné d'un état de sidération. La personne fonctionne comme anesthésiée, refuse d'admettre la réalité, continue parfois ses gestes habituels comme si rien n'avait changé.
 

Pour les proches, l'organisation des obsèques occupe souvent cette période. S'activer aide à tenir, à ne pas affronter d'un coup toute la douleur. Face à une personne en plein déni, mieux vaut l'accompagner que la confronter brutalement à la réalité. Le choc s'estompe de lui-même.

Étape 2 : la colère

Quand la sidération se dissipe, la réalité frappe. La colère devient alors le moteur. Elle peut se tourner vers le défunt, vers les soignants, vers soi-même ou vers l'injustice de la situation. « Pourquoi lui, pourquoi maintenant. »
 

Cette colère est saine. Elle marque la sortie du déni et le début de la prise de conscience. Ne niez pas la douleur de la personne, ne cherchez pas à la dédramatiser. L'émotion est réelle et a besoin d'être exprimée pour être traversée.

Étape 3 : le marchandage

Vient ensuite le marchandage, aussi appelé négociation. La personne endeuillée cherche encore à inverser la perte, parfois en se répétant des « si seulement » : si seulement on avait consulté plus tôt, si seulement on avait dit les choses.
 

C'est l'une des phases les plus difficiles moralement, car elle s'accompagne souvent de culpabilité. Pourtant, elle joue un rôle utile. En cherchant à comprendre, la personne commence à intégrer la réalité de la perte et amorce son travail de deuil.

Étape 4 : la dépression

À ce stade, la perte devient pleinement réelle. La tristesse s'installe, profonde, parfois accompagnée d'un repli sur soi, d'une perte d'énergie ou de goût pour les activités habituelles. C'est une étape éprouvante, mais elle fait partie du chemin.
Il faut distinguer cette tristesse normale d'une dépression sévère. 

 

Si l'état se prolonge, s'aggrave ou s'accompagne de signes inquiétants, l'aide du corps médical est nécessaire. En Suisse, La Main Tendue répond au 143, 24 heures sur 24. Si vous accompagnez une personne endeuillée, trouver du soutien adapté peut faire la différence.

Étape 5 : l'acceptation

L'acceptation ne signifie pas l'oubli. Elle marque le moment où la personne reprend ses activités et retrouve une vie quotidienne, tout en gardant une place pour le défunt. Beaucoup décrivent une nouvelle forme de relation au disparu, faite de souvenirs plutôt que de douleur permanente.
 

Cette étape s'accompagne parfois d'un sentiment de culpabilité : comment sourire alors que l'autre n'est plus là. C'est une réaction normale. Aménager un lieu de recueillement, rassembler des souvenirs ou créer un espace commémoratif aide à vivre cette transition. Certains gestes de deuil facilitent ce passage, chacun à son rythme.

Un modèle utile, mais à nuancer

Le deuil reste profondément personnel. Plusieurs facteurs pèsent : la cause du décès, naturelle ou accidentelle, le lien avec le proche disparu, la culture et les valeurs de chacun, le rapport intime à la mort.
 

Certaines personnes traversent les 5 étapes, d'autres seulement deux ou trois. L'ordre n'est pas toujours respecté, Kübler-Ross elle-même l'a souligné. La durée de chaque phase varie d'un individu à l'autre. Il n'existe pas de guide universel : même une personne ayant déjà perdu un proche peut réagir tout autrement la fois suivante.
 

Mettre des mots sur ces étapes ne sert pas à se forcer à les suivre, mais à se rassurer : ce que l'on ressent a un sens, et fait partie d'un processus normal.

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Au moment du décès, les familles cumulent la douleur et le poids des décisions à prendre dans l'urgence. Organiser ses obsèques de son vivant épargne à ses proches une partie de cette charge. Ils savent ce qui comptait, n'ont pas à deviner les volontés, et peuvent se concentrer sur l'essentiel : faire leur deuil.

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Questions fréquentes

Lorsque la tristesse s'installe durablement, perturbe le quotidien ou s'accompagne de signes de dépression sévère. En cas de détresse, La Main Tendue répond au 143, 24h/24.

Il n'existe pas de durée type. Le deuil dépend de la personne, du lien au défunt et des circonstances. Quelques mois à plus d'un an sont fréquents. Une souffrance qui ne s'apaise pas justifie un accompagnement.

Selon le modèle d'Elisabeth Kübler-Ross : le déni, la colère, le marchandage, la dépression et l'acceptation. Elles ne se vivent pas forcément dans cet ordre ni en totalité.

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