Qui peut porter le cercueil du défunt durant les obsèques ?

Le portage du cercueil par les pompes funèbres est un moment hautement symbolique et marquant pour les proches qui assistent aux obsèques. Faisant partie des rites les plus plébiscités par les familles, il joue un rôle essentiel dans le déroulement des funérailles puisque lors d’un enterrement, il guide le cortège funéraire jusqu’à la tombe du défunt. Dans le cadre d’une crémation avec cérémonie, le portage de la bière a aussi son importance. C’est une façon pour les proches réunis de se recueillir durant les obsèques et de vivre plus sereinement le décès. Mais porter un cercueil demande de la discipline, une véritable organisation et surtout le feu vert du maître de cérémonie qui dirige les funérailles.

Qui porte généralement le cercueil lors d’une cérémonie ?

Le secteur funéraire regroupe plusieurs corps de métiers et chacun a un rôle à jouer durant les obsèques. Le cercueil est le plus souvent porté par les porteurs, même si certains employés des pompes funèbres peuvent aussi mener à bien cette mission. Les porteurs n’interviennent pas uniquement durant la cérémonie, ils sont chargés du transport du défunt :

  • de la chambre mortuaire du funérarium jusqu’au corbillard,
  • du lieu de la mise en bière jusqu’à l’église ou à la chapelle funéraire
  • du lieu de la cérémonie jusqu’au lieu de l’enterrement ou au crématorium.

Être porteur est un métier qui demande une bonne condition physique, une prestance et un sens aigu de la coordination.

La famille ou les proches peuvent-ils porter le cercueil ?

À ce sujet, la loi est assez permissive. Lors de l’entretien avec le conseiller des pompes funèbres, les détails relatifs à l’inhumation et à la crémation, y compris la question du portage sont fixés. Engager des porteurs ne fait pas partie des prestations obligatoires et même s’il y a des porteurs, la famille, les proches et les amis peuvent demander à tout moment aux pompes funèbres de participer. Cependant, pour le faire dans les meilleures conditions, il faut que chaque personne ait à peu près la même hauteur d’épaule. Ceux qui n’ont pas la capacité de s’investir dans le portage du cercueil, les enfants par exemple, peuvent accompagner les porteurs, un geste tout autant empreint de symbolique.

Pourquoi vouloir porter le cercueil d’un proche ?

Les funérailles laissent souvent des souvenirs impérissables et font partie des démarches qui facilitent le deuil. Cependant, lors d’un décès, la famille n’a pas toujours l’occasion de s’impliquer émotionnellement autant qu’elle le voudrait dans les obsèques d’un proche. Même si visiter le défunt à la chambre mortuaire ou à la morgue du funérarium est un bon moyen de prononcer une bénédiction et de lui faire ses adieux, se charger du portage est un choix fort pour lui rendre un dernier hommage. Aussi, dans certaines cultures comme c’est le cas chez les Chinois, le portage d’une bière est synonyme de chance. Peu importe les raisons, que ce soit par superstition ou pour valoriser la mémoire d’un défunt, les personnes décisionnaires pour l’enterrement ont légitimement le droit de vouloir porter le cercueil.

Comment se porte un cercueil ?

Il faut au moins quatre porteurs pour porter un cercueil. C’est pour cette raison qu’un cercueil comprend au moins quatre poignées. Si la bière est trop lourde – un cercueil en bois représente une charge à vide d’environ 50 kilos, auquel il faut rajouter le poids du défunt –, deux poignées supplémentaires peuvent être ajoutées pour simplifier le transport et permettre, au besoin, de monter le nombre de porteurs à six. Un cercueil se porte toujours à l’épaule. La main gauche ou droite est placée sous le cercueil, et l’autre bras dans le dos, le poing fermé. Cette technique garantit à la bière une stabilité et offre aux familles une vision plus solennelle du transport du défunt durant les obsèques.

Pour aller plus loin : pourquoi met-on les morts dans des cercueils ?

La mise en bière est un rituel funéraire qui existe depuis la nuit des temps, même si l’usage d’un cercueil n’a été rendu obligatoire qu’après que les scandales sanitaires aient entraîné une vision plus hygiéniste de la mort. Auparavant, durant des siècles, la coutume voulait que le croque-mort mette en terre directement le corps du défunt dans une tombe commune. Pourtant bien avant la construction de sarcophages ou l’invention du clou, certains peuples évidaient déjà des arbres pour fabriquer une sorte de bière lorsque d’autres préconisaient le linceul, un rite funéraire toujours d’actualité chez certaines confessions. Hormis les questions d’hygiène, la fonction d’un cercueil est symbolique. Lorsqu’un défunt est placé dans une bière, il semble simplement dormir. Une fois le cercueil scellé, il ne s’agit plus de sommeil, mais bien d’une mort « définitive ». 

 

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Catégorie
Pompes funèbres
Publié le
2 février 2022
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