Un enterrement c’est quoi ?

Dans le domaine funéraire, un enterrement est souvent synonyme d’une inhumation. Pourtant, il s’agit d’un abus de langage. En effet, le terme « enterrer » convient aux objets, mais est à éviter lorsqu’on parle d’un proche décédé, ne serait-ce que pour une simple question de respect. D’ailleurs, dans le langage courant, il n’est pas rare de retrouver le mot « enterrement » pour parler des obsèques, si bien que certaines personnes l’emploient alors que la cérémonie est, en fait, une crémation. Les pompes funèbres étant des professionnels du domaine funéraire, elles privilégient systématiquement l’usage du terme « inhumation ».

La proportion d’enterrements en Suisse

Si la crémation a été largement employée dans l’Empire romain, l’inhumation s’impose comme le seul mode de funérailles possible à la suite du capitulaire de Charlemagne de l’an 789. Durant plusieurs centaines d’années, si les rites funéraires ont quelque peu évolué, l’enterrement demeure obligatoire jusqu’à la fin du XIXe siècle, période à laquelle, la pression des hygiénistes et la volonté croissante des vivants de disposer de leurs morts a peu à peu libéralisé la crémation, entraînant au fil des ans sa popularisation. En effet, en 1936, en Suisse, on enregistrait un taux d’enterrement de 86 %, en 1969, la crémation gagnait déjà du terrain et la proportion d’enterrements n’était plus que de 66 %. La Suisse étant un pays majoritairement catholique, ce n’est que quelques décennies après la levée de l’interdiction de la crémation en 1963 par l’Église catholique que l’enterrement devient bien moins plébiscité que la crémation avec un taux de 40 % enregistré en 1991. Depuis, l’enterrement est de plus en plus marginal avec une proportion de 18 % seulement, en 2008. Aujourd’hui, bien que l’engouement soit plus palpable dans les cantons où la religion demeure omniprésente, seuls 10 % des Suisses optent pour ce mode d’obsèques. De ce fait, de plus en plus de cimetières ont tendance à se vider.

Pourquoi préférer l’enterrement à une crémation ?

Si chaque individu est libre de disposer de sa vie comme il l’entend, la mort n’y fait pas exception. En l’absence de contrat de prévoyance ou de dépôt de volonté, la famille se doit d’organiser des obsèques en adéquation avec les valeurs du défunt. En soi, peu importe les arguments vis-à-vis de tel ou tel mode de sépulture puisqu’il incombe à un individu de décider des suites de sa propre mort. Toutefois, il est possible de recenser les motivations les plus courantes qui poussent une personne à préférer un enterrement :

  • La volonté de répondre à une certaine tradition ou d’avoir des obsèques en adéquation avec les valeurs de tel ou tel culte religieux.
  • Une phase de deuil plus facile à vivre pour certains proches, car le corps reste « entier ».
  • La présence d’un lieu de recueillement au cimetière, ce qui peut donner la sensation à la famille que le défunt est encore parmi eux.
  • Le côté davantage solennel d’une cérémonie d’enterrement par opposition à celle d’une crémation.
  • Plus discutable, mais certains avancent l’argument selon lequel la plupart des personnages publics préfèrent l’inhumation.
  • Une phobie vis-à-vis de tout ce qui touche au feu ou aux flammes – inversement certains choisissent la crémation à cause de leur claustrophobie.

Trouver une pompes funèbres avec les valeurs adéquates

Le choix d’une entreprise de pompes funèbres pour l’organisation d’un enterrement est souvent motivé par le prix – en moyenne il faut compter entre 5’200 et 8’100 CHF en Suisse – mais aussi par les valeurs. En effet, dans certains cultes religieux, il est primordial de respecter diverses procédures de la mise en bière jusqu’à la cérémonie funèbre. Et cela est valable également pour l’enterrement. C’est ainsi que certaines tombes sont creusées de telle manière qu’elles répondent au dogme d’une religion donnée. Les musulmans, par exemple, doivent se faire enterrer dans une tombe orientée vers la Mecque. Chez les orthodoxes, le défunt est systématiquement placé vers l’Orient. Ces quelques particularités requièrent une excellente connaissance des différents rites religieux et certaines pompes funèbres en ont fait leur spécialité.

Aussi, si certains optent pour l’enterrement, ils désirent à tout prix des funérailles écologiques. Et contrairement aux idées reçues, il est tout à fait possible de se faire inhumer dans le respect le plus total de l’environnement en mandatant une entreprise qui n’utilise que des produits écoresponsables et en choisissant un cercueil composé uniquement de matériaux naturels donc la conception ne nécessite ni colle ni solvants. Plus généralement, la volonté première des pompes funèbres et d’offrir à un défunt les obsèques qu’il mérite tout en respectant à la lettre ses volontés. Ainsi les demandes qui peuvent même paraître « farfelues » au commun des mortels peuvent être exaucées à condition qu’elles n’entravent ni la décence ni la bienséance. C’est avec ce type de professionnels qu’Everlife.ch, n°1 des comparateurs funéraires de Suisse a vocation de collaborer. Nos conseillers funéraires sont à l’écoute 24h/24 et 7j/7 afin de vous accompagner dans la recherche d’une entreprise de pompes funèbres. Ce service gratuit vous permet de recevoir jusqu’à 4 devis afin de comparer les prix des différents prestataires, mais aussi les valeurs. Qui plus est, l’économie moyenne constatée sur le coût global d’un enterrement est de 1’750 CHF.

Publié le
23 septembre 2020
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