- En Suisse, chaque commune gère les cimetières situés sur son territoire. Il n’y a pas d’autorité nationale unique en la matière.
- Pour rechercher une tombe, il faut connaître le nom de famille du défunt, éventuellement son nom de jeune fille et la date de décès.
- Dans les grandes villes, un service distinct de l’état civil gère les cimetières et tient le registre des inhumations.
- Des plateformes comme comme Find A Grave référencent certaines tombes. Toutefois le niveau d’information est inégal selon les régions suisses.
- Si une concession arrive à échéance, la sépulture peut être reprise ; le service communal peut alors vous renseigner sur ce qu’il est advenu du corps ou des cendres.
Pourquoi la recherche n’est-elle pas centralisée en Suisse ?
Dans plusieurs pays, des bases de données nationales ou régionales permettent de rechercher des cimetières et des sépultures en ligne.
En Suisse, la gestion des cimetières relève principalement des communes.
À Genève, par exemple, la législation cantonale confie explicitement aux communes la gestion et la surveillance des cimetières. Les modalités d’accès aux informations varient donc d’une commune à l’autre. Aucune base de données ne recense donc toutes les tombes du pays à l’échelle suisse.
Pour retrouver une tombe, le plus simple reste de contacter la commune concernée, puis de contacter le service qui gère le cimetière.
Quelles informations faut-il réunir pour localiser la tombe d’un proche ?
Avant de contacter une commune, réunissez autant d’informations que possible :
- Nom de famille, et nom de jeune fille s’il s’agit d’une femme mariée,
- Prénom,
- Date de naissance, si vous la connaissez,
- Date de décès, même approximative,
- Lieu du décès ou dernier domicile connu.
Le lieu présumé du décès ou de l’inhumation est tout aussi utile que le nom : il permet de savoir quelle commune contacter en premier. Si vous cherchez la sépulture d’un ancêtre décédé il y a longtemps, l’acte de décès peut aussi vous aider à retrouver les bonnes informations.
Selon l’article 92a de l’Ordonnance sur l’état civil :
- l’acte de décès est librement consultable après 50 ans ;
- avant ce délai, les personnes pouvant justifier d’un lien de parenté direct disposent d’un droit de consultation plus large, sur demande auprès de l’office concerné ;
- ces règles concernent l’acte d’état civil, et non le registre du cimetière, qui est géré séparément.
S’adresser au service communal compétent
Le nom du service à contacter varie d’une commune à l’autre. L’office de l’état civil enregistre le décès et délivre les actes d’état civil, sans gérer les cimetières. Cette responsabilité revient à un service communal chargé des cimetières ou des prestations funéraires.
À Genève, le Service des pompes funèbres, cimetières et crématoire gère les quatre cimetières de la ville. À Lausanne, l’Office des prestations funéraires lausannois, rattaché au Service de l’économie, s’occupe notamment des concessions et des registres. Dans une petite commune, le greffe municipal ou un autre service communal prend généralement en charge ces démarches ou un autre service communal.
Avant de contacter la commune, pensez aussi à regarder dans les documents de famille. Une facture de concession, un avis d’obsèques, un ancien document des pompes funèbres ou toute autre correspondance liée aux funérailles peut mentionner le cimetière, la concession ou le numéro de tombe.
Pour identifier le service compétent, tapez le nom de la commune suivi du mot « cimetière », ou consultez directement son site internet. Google Maps permet aussi de localiser le cimetière ou son bureau. En cas de doute, un appel au standard de la commune suffit généralement à vous orienter. Vous pouvez également vous rendre directement sur place. Il est toutefois préférable de téléphoner avant de vous déplacer : certains services ne reçoivent que sur rendez-vous ou ont des horaires d’accueil limités.
Le service chargé du cimetière peut notamment vous renseigner sur l’emplacement d’une tombe, son secteur et son numéro. Les informations disponibles dépendent toutefois de chaque commune.
Vous souhaitez mieux comprendre les différents types de sépulture avant de contacter la commune ? Notre guide sur les modes de sépulture en Suisse présente les principales solutions, de la pleine terre au caveau familial et au columbarium.
Utiliser les outils en ligne
Certaines bases de données collaboratives référencent parfois des tombes suisses. Geneanet, plateforme de généalogie, permet à chaque utilisateur de construire un arbre familial et une page personnelle, où figurent parfois des photographies de pierres tombales ou de monuments funéraires d’ancêtres. Il suffit de taper un nom dans la barre de recherche du site. Certaines photos restent réservées aux membres, l’inscription étant gratuite.
Find A Grave fonctionne sur un principe comparable, à l’échelle mondiale, et propose une application mobile qui permet à ses contributeurs de géolocaliser une tombe au moment de l’ajouter à la base.
La couverture de ces deux plateformes reste inégale et dépend de l’activité des contributeurs bénévoles dans chaque région.
Elles offrent un point de départ utile, mais le registre communal reste la référence officielle.
Pour un décès récent, l’avis de décès peut être un bon point de départ. Vous pouvez consulter ceux publiés sur notre plateforme.
Pour une personne décédée il y a plusieurs décennies, les archives de presse numérisées peuvent également être utiles. Elles permettent souvent de retrouver un avis mortuaire d’époque mentionnant le lieu des obsèques ou des funérailles. Scriptorium, porté par la Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne, couvre la presse vaudoise depuis le 18e siècle. e-newspaperarchives.ch, mis à disposition par la Bibliothèque nationale suisse, rassemble les journaux numérisés des autres cantons romands.
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Se rendre sur place
Une fois le secteur et le numéro de tombe obtenus, vous pouvez vous rendre au cimetière pour retrouver l’emplacement.
Un plan est souvent disponible à l’entrée ou auprès du bureau du cimetière. Gardez avec vous le nom complet du défunt, le numéro de tombe ou de concession et, si vous en avez un, le plan transmis par la commune. Si vous ne trouvez pas l’emplacement, le personnel du cimetière pourra vous orienter.
Attention toutefois : les différents types de sépultures ne sont pas forcément regroupés dans les mêmes secteurs.
Une tombe destinée à un cercueil et une sépulture pour une urne peuvent se trouver dans des secteurs différents, tout comme les columbariums. Certains cimetières disposent également de carrés confessionnels réservés à certaines communautés religieuses. Le type de sépulture peut donc être utile à préciser lorsque vous demandez l’emplacement à la commune.
Si la personne a été incinérée et que ses cendres ont été dispersées dans un jardin du souvenir, il n’y a pas de tombe individuelle à retrouver. Vous pouvez néanmoins vous rendre dans cet espace de recueillement pour lui rendre hommage.
Certaines communes tiennent aussi un livre du souvenir, qui permet de garder une trace des personnes dont les cendres ont été dispersées. Si vous trouvez une tombe familiale, profitez-en pour relever les noms et les dates inscrits sur la pierre : ces informations peuvent vous aider à retrouver d’autres membres de la famille.
Si la concession est arrivée à échéance
Une concession funéraire est accordée pour une durée limitée, qui dépend du règlement de la commune et du type de sépulture. À son échéance, si elle n’est pas renouvelée, la commune peut reprendre l’emplacement. La tombe peut alors être retirée et les restes transférés dans un ossuaire, selon les règles prévues par la commune. Il est donc possible qu’une tombe qui existait autrefois ne soit plus visible aujourd’hui. Pour comprendre ce que devient un cercueil lorsque la concession arrive à son terme, nous vous invitons à consulter notre article sur la fin de concession funéraire.
Si vous ne trouvez aucune trace dans le registre actuel, ne vous arrêtez pas là. Demandez au service communal si l’emplacement a fait l’objet d’une reprise de concession et si les restes ont été transférés dans un ossuaire. Les archives du cimetière peuvent parfois permettre de retrouver l’ancien emplacement et de savoir ce qu’il est advenu de la sépulture.
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Questions fréquentes
Oui. Une concession est accordée pour une durée limitée, qui dépend de la commune et du type de sépulture. Lorsqu’elle arrive à échéance et n’est pas renouvelée, la tombe peut être retirée et les restes peuvent être transférés, notamment dans un ossuaire, selon les règles de la commune. Le service communal peut alors vous renseigner sur l’ancien emplacement et sur le devenir des restes.
Commencez par rechercher un avis de décès sur Everlife. Pour une personne décédée il y a plus longtemps, les archives de presse peuvent être utiles. Scriptorium, pour le canton de Vaud, et e-newspaperarchives.ch, pour les autres cantons romands, permettent notamment de rechercher des avis mortuaires indiquant le lieu des obsèques.
Réunissez son nom, son nom de jeune fille s’il s’agit d’une femme mariée, sa date de naissance et l’année approximative de son décès. Contactez ensuite la commune où la personne a été inhumée ou, si vous ne connaissez pas ce lieu, celle de son dernier domicile connu. Elle pourra vous orienter vers le service qui gère le cimetière et les registres d’inhumation.